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Le Skoda Elroq est l’électrique que Volkswagen n’a pas encore su faire

Véhicule électrique bleu Škoda ELROQ EV stationné dans un showroom moderne avec bornes de recharge visibles.

Le Skoda Elroq, c’est l’électrique que Volkswagen n’a toujours pas réussi à produire.


Skoda compte accélérer nettement sa stratégie 100 % électrique et vient de dévoiler l’un de ses atouts majeurs : l’Elroq, qui a toutes les cartes en main pour devenir l’une des offres les plus séduisantes de sa catégorie.

La marque tchèque le présente comme l’équivalent électrique du Karoq. Pour ma part, je préfère le considérer comme une sorte d’Enyaq, en plus compact et plus accessible.

Mais pour parvenir à ce positionnement, Skoda a-t-elle dû faire des compromis ailleurs ? Nous l’avons pris en main pour répondre à cette question - et à bien d’autres - dans la vidéo mise en avant dans cet article.

Plus spacieux que je ne l’imaginais

En le découvrant en vrai, c’est d’abord son gabarit qui surprend : avec 4,49 mètres de long, le Skoda Elroq ne mesure que 16 cm de moins que l’Enyaq.

Fait intéressant, les deux modèles partagent exactement le même empattement. Résultat direct : l’espace offert à l’arrière, à la deuxième rangée, est identique dans les deux SUV.

La différence la plus marquante entre ces deux Skoda se situe donc surtout au niveau du coffre. Alors que l’Enyaq annonce 585 litres de volume de chargement, le Skoda Elroq se limite à 470 litres. Un chiffre proche de celui d’un KIA EV3 (485 litres) par exemple, mais largement supérieur aux 325 litres du Volvo EX30.

Un large choix de versions

Le Skoda Elroq se décline en quatre variantes : 50, 60, 85 et 85x. Cette dernière, qui arrivera plus tard, est la seule à recevoir deux moteurs électriques (un par essieu). Toutes les autres s’appuient exclusivement sur un moteur électrique installé à l’arrière.

Lors de ce premier contact sur les routes de Palma de Majorque, nous avons essayé la version 50, celle qui combine la batterie et la puissance les moins ambitieuses. C’est aussi, logiquement, la configuration au tarif d’accès le plus agressif, autour de 35 000 euros.

Dans ce premier essai, je n’ai jamais eu l’impression de manquer de puissance. Et côté autonomie, je ne pense pas non plus que ce soit un vrai souci - surtout si l’on voit l’Elroq comme « la seconde voiture du foyer ».

En revanche, il n’est malheureusement pas possible d’associer un niveau de puissance intermédiaire - comme les 204 ch de l’Elroq 60 - avec la plus grosse batterie de la gamme, de 77 kWh, réservée aux versions 85. C’est peut-être sur ce point que la gamme Skoda Elroq pourrait évoluer avec le temps.

Pour ce qui est du comportement routier à proprement parler, le mieux est de regarder la vidéo à la une de cet article : j’y détaille tout. Sans vous gâcher la surprise, je peux déjà vous dire que l’Elroq se sent davantage à l’aise sur un rythme détendu que lors d’une conduite plus rapide et sportive.

Et cela lui va très bien. Il se montre confortable, plaisant au volant, avec des commandes très douces. Parmi les rares reproches que je lui adresse, il y a la pédale de frein : le ressenti est un peu spongieux et, au début de la course, on perçoit un certain manque de mordant.

Quel prix ?

L’un des grands arguments du Skoda Elroq, c’est son prix. Au Portugal, le nouveau modèle électrique de la marque tchèque débute à 34 980 euros en version 50, soit environ 28 500 euros + TVA.

La version la plus puissante, avec la plus grande batterie disponible, baptisée 85, démarre à 43 122 euros. Les commandes sont déjà ouvertes, et les premières livraisons sur le marché portugais sont attendues en mars 2025.

Verdict

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